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Les bénéfices de l’activité physique en prévention et en traitement de la maladie de Parkinson

Une activité physique encadrée, adaptée et personnalisée pour votre santé

 Les bénéfices de l’activité physique en prévention et en traitement de la maladie de Parkinson

La maladie de parkinson est définie comme une maladie neurodégénérative, témoignant d’une atteinte du système neuronal. Cette affection touche le système nerveux et particulièrement les neurones dopaminergiques, neurones produisant de la dopamine. La dopamine est une molécule qui va dans le cas présent jouer le rôle de conducteur du message nerveux, rôle essentiel pour la création de la moindre contraction musculaire. Chez une personne atteinte de la maladie de Parkinson, ces neurones vont peu à peu se dégénérer puis « disparaître » rendant alors difficiles certains mouvements ou actions réalisés auparavant de façon quasi automatique. En accord avec une revue de l’Inserm, « les patients restent asymptomatiques jusqu’à ce que 50 à 70% des neurones à dopamines soient détruits ». Les symptômes moteurs classiques connus de parkinson (tremblements, rigidité musculaire) découlent de ces altérations cérébrales. 

Malgré un lien entre pollution de l’air et pesticide, l’âge reste très largement le facteur de risque principal prédisposant à la dégénérescence de ces neurones. Plusieurs raisons à cela. En effet l’avancée en âge d’un individu est accompagnée par un déclin des capacités de différentes fonctions de l’organisme, parmi elles, les fonctions cognitives (capacités liées au cerveau nous permettant de se souvenir percevoir, communiquer) sont diminuées par le vieillissement. 

Ces altérations neuronales sont visibles chez chacun dans des proportions diverses, marquées parfois par des déficits importants se traduisant sur le plan fonctionnel de diverses façons pouvant aller jusqu’au diagnostic d’une maladie neurodégénérative telle qu’Alzheimer ou Parkinson …Les personnes atteintes de ces maladies témoignent d’un accroissement de ces altérations et dans le cas de Parkinson d’un déficit.  

Le Rôle de l’activité physique dans la prévention des maladies neurologiques

Différentes revues scientifiques relèvent les bénéfices d’une activité aérobie ou d’une activité à charge sur les dégénérescences nerveuses. Pratiquer une activité physique engendre un stress physiologique positif pour l’adaptation de notre organisme. Ce stress induit une modification de notre homéostasie (phénomène de régulation de valeurs physiologiques de notre corps : glycémie, pression artérielle, etc…), permettant ainsi l’adaptation de notre corps à la prochaine situation stressante. C’est ce processus qui engendre les améliorations et les divers bienfaits liés à une activité physique régulière. L’activité physique permet donc d’améliorer le quotidien des séniors par le biais d’adaptations cognitives liées à ces stress physiologiques. 

L’activité physique permet donc de diminuer les altérations liées à l’âge (principaux facteurs de risque des maladies neurodégénératives) entre autres : 

–        La conservation de la capacité de notre cerveau à « s’adapter » aux stimuli ou situations stressantes appelée plasticité cérébrale

–        Le maintien de certaines capacités cérébrales par la création de nouveaux vaisseaux sanguins dans différentes zones du cerveau, permettant une meilleure irrigation de celui-ci. 

–        La synthèse de molécules impliquées dans la conservation de nos capacités cognitives et  dans  la conduction des messages nerveux. 

Le rôle de l’activité physique  dans le traitement des maladies neurologiques

De nombreuses études démontrent les effets de l’activité physique en tant qu’accompagnement thérapeutique non-médicamenteux, ou en complément des traitements médicamenteux. L’AP permet essentiellement de contrer les dégénérescences liées à l’âge, particulièrement accrues chez les personnes diagnostiquées de Parkinson. 

L’activité physique permet également de traiter certains symptômes non moteurs parmi lesquels :

–        La dépression

–        Les troubles de l’équilibre 

–        Les problèmes de sommeil 

–        Les troubles cognitifs

Quoi et comment pratiquer ? 

Les activités physiques préconisées sont les activités d’endurance et de renforcement musculaire. Dans un premier temps,  il est encouragé de suivre les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé en matière d’activité physique. 

–        Les personnes âgées devraient pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.

Dans un second temps, les revues présentent des activités variées, allant du travail de coordination par la danse, à du renforcement musculaire, jusqu’à de la marche rapide. Les programmes s’échelonnent de 3 activités par semaine sur 7 à 8 semaines pour des séances de 30 minutes à 1h30. 

Il n’existe pas d’activités types, mais des activités qui s’inscrivent dans le quotidien de la personne. Le parkinsonien présentant entre autres un déficit de sécrétion de dopamine, hormone de “plaisir” produite suite à l’effort, il est important que la personne éprouve du plaisir à pratiquer et à suivre un quotidien actif. Pour comprendre et suivre une personne atteinte de Parkinson, il est important d’être à l’écoute, notamment de ses phases « on,off » pour l’accompagner au cours de la pratique. 

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